28/08/2005

Vies brûlées

Vieux banc enfoui dans les broussailles

Souvenirs gravés dans son bois,

Que de désirs, d’illusions et d’amants aux abois

Que de projets qui ne disent rien qui vaillent.

Leurre d’une vie éblouissante,

Rage d’une rébellion naissante,

Eloignés du monde réel,

Les amants sont immortels.

Sauvage équipée,

Chapelets de victimes,

Sur la route vite semé,

Par ces deux révoltés.

Ils ne connaîtront jamais la vieillesse

Ces nombreux jours sans liesse,

De la joie imbécile 

D'un idiot petit rire, 

D’avoir été le plus vieux à survivre.

Ils ignoreront les jours difficiles,

Ils auront une vie courte et facile

Qui s’achèvera unique et sans vices,

Sous les balles véloces,

Des forces de police,

Qui dans un élan féroce

Mettrons fin au périple  meurtrier,

De deux êtres par le monde ignoré.



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