26/02/2005

Rencontre

Lèvres grises de la statue de pierre,
Sur ses flancs rebondis pousse le lierre;
De quelle femme es- tu le modèle?
Es-tu d'elle une image fidèle?
Etait-t-elle l'amante du sculpteur,
Lui promettait-il le bonheur,
D'être éternellement séduisante de granit façonnée,
De ne jamais avoir de rides,
De ne jamais se voir progresser vers le vide,
De toujours représenter une image par lui adulée.
Ainsi naissent des pensées au promeneur,
Qui se retrouve face à cette beauté d'un autre âge,
Posée au détour du parc dans la déclinante lueur,
Du crépuscule d'un jour d'été  sans nuage.
 
 



11:07 Écrit par 0 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/02/2005

Paraffine

Ombre portée sur mon regard,
Pauvreté des sentiments usés;
Elle n'a plus rien à mon égard,
Que des choix regrettés.
Que sont nos aventures devenues,
Que sont nos complicités fendues;
Par la lame de la lassitude entaillée
Par la morne habitude cisaillée.
La paraffine de la vie a figé,
Nos vies dans un modèle ordinaire,
L'idée d'un ailleurs démodé,
N'a pas tenu face à notre idée vulgaire;
Il faut toujours pour survivre se courber ,
Il faut ne surtout pas résister.
A suivre le bon sens des conseils,
Notre amour est devenu sommeil;
Et des frôlement de nos doigts unis ,
Ils ne restent que du tain terni.
Résister, mal penser , batailler ,
Telle est la seule issue,
Pour notre passion garder,
Et la fidélité continue. 


08:24 Écrit par 0 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/02/2005

Monter

Il va à la vitesse de la lumière,
Vers sa fulgurante carrière;
Il dévore l'argent ,le travail,
Il fera bientôt partie du sérail.
Il entrevoit des postes clés,
Il voit le reflet des ses futurs dorés.
Un matin ,il se lève et foudroyé,
Son coeur l'a oublié.
Il tombe dans la mort.
Il n'est plus qu'une victime du sort,
Au mausolée du cadre sacrifié,
Il sera un collaborateur regretté;
Par  le jeune loup qui piaffe,
Pour prendre sa place.
 
 



11:08 Écrit par 0 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/02/2005

Placements humanitaires

Enfant africain qui bientôt mourra de faim,
Que feront nous pour toi demain,
En parler dans les riches salons des capitales,
Décider dans l'une des opulentes organisations internationales,
Où des cadres royalement payés,
Pensent plus à leurs carrières qu'à vous, les oubliés.
Omis par l'information car tu meurs isolé,
Sans fracas ,sans effet calculé.
Qu'importe quelqu'un qui décède seul dans une case,
De recettes publicitaires,il ne sera jamais la base.
Il faut du visuel ,de nouveaux malheureux ,
Du spectaculaire, sous de  nouveaux cieux.
Oublions vite ce mort classique,
Depuis 50 ans qu'on meurt en Afrique;
Tournons nous vite vers un continent porteur,
Qui aujourd'hui truste l'ensemble du malheur;
Et tant pis pour l'enfant africain,
Qui ne fera jamais les gros titres ,demain.
Investissons dans des pays qui aujourd'hui démunis ,
Seront nos futurs riches acheteurs,
Ainsi pensent nos économistes décideurs.
Qui place leurs dons chez de potentiels amis.
Déchiré, battu, méprisé et spolié,
Voici le noir futur du continent oublié.
 
 
 
 



09:07 Écrit par 0 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/02/2005

Oublié

Il dépose leur moi en gage,
Et, souvent après de nombreuses heures de nage;
Il se noie devant l' usurier de la vie,
Qui toujours leur mérite nie.
Il n'est qu'une personne ordinaire,
Oubliée car considérée comme vulgaire;
Par les  caporaux de la bonnes manière,
Qui se croient la perfection altière,
Ils sont sans le savoir dans l'erreur,
Car depuis longtemps mort est leur coeur.
Croire qu'on détient une parcelle de savoir,
Ne donne pas droit de briser l'espoir,
De celui qui nage dans le noir;
De celui que la vie laisse choir.
 
 
 

17:01 Écrit par 0 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/02/2005

Sourds

D'abondance,ils parlent,
Ils pérorent ,ils jugent;
Rien n'échappe à leur bon goût,
Ils ont un avis sur tout,
Ils connaissent tout en surface,
Un verni de l'épaisseur d'une mince glace.
Ils ne donnent du crédit qu'aux gens du monde,
Ils se voient convier à la ronde.
Ils n'écoutent jamais les gens de peu,
Ils ne sont rien pour eux.
Il faut des oripaux de la renommée,
Pour être une personne estimée.
Lamentable petite personne,
Qui dans son esprit de conne,
Oubliera toujours ,
Que bientôt après les beaux jours;
Elle ne restera,
Que ce que le destin décidera,
Une petite bourgeoise ,
Qui ne sait pas où est la mer d'Iroise,
Car jamais elle n'a songé,
Le bout de son nez ,dépassé.
 
 
 
 
 
 

13:00 Écrit par 0 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |